Étêtage, une méthode à proscrire
L’étêtage, une méthode à proscrire
Nombreux sont les bienfaits apportés par les arbres, même en zones urbaines, comme la diminution des îlots de chaleur, la filtration de l’air, la qualité de vie de la population ou l’augmentation de la valeur immobilière des propriétés.
Pourtant, plusieurs propriétaires procèdent à l’étêtage de leurs arbres ou les élaguent de manière extrême. Ces pratiques, loin d’être sécuritaires, engendrent plutôt d’importants coûts d’entretien et des risques de bris accrus. De telles pratiques sont en effet très dommageables. Les blessures infligées par l’étêtage ou la coupe d’une quantité importante de branches sont autant de ports d’entrée pour différents ravageurs ou diverses maladies, en plus d’affecter la structure naturelle de l’arbre. Celui‑ci devient donc beaucoup plus vulnérable à la pourriture, aux chancres et à la carie et risque de devenir dangereux par la suite.
De plus, la perte d’une importante quantité de son feuillage entraîne une forte diminution de son apport en énergie par photosynthèse. L’arbre s’en trouve stressé et stimule la pousse de rameaux et de gourmands qui nécessiteront un entretien régulier et seront susceptibles de se briser plus facilement que les branches initiales.
La réglementation municipale limite d’ailleurs l’élagage à un maximum de 20% du volume des branches d’un arbre par période de deux ans. La forme naturelle de l’arbre doit être conservée et les travaux doivent se solder en des coupes franches et sans éclisses.